
J’ai trouvé ce texte tellement beau et approprié que j’ai pensé vous l’offrir.
Il me parle beaucoup et si cela peut vous apporter un réconfort, j’en suis heureuse.
L'été étincelant frappe à la porte. Le printemps déjà n'est plus qu'un souvenir émouvant. L'explosion des premiers jours d'avril cède la place à l'épanouissement, avant que vienne la récolte, suivie à son tour du repos, de cette mort apparente qu'est l'hiver.
En sera-t-il toujours ainsi dans nos vies. La succession des saisons de nos vies est-elle immuable ? Gestation/mort, enfance/adolescence, âge adulte/vieillesse. De vie en vie allons-nous continuer ces jeux, ces étapes de l'incarnation ? Ou allons-nous dire « ça suffit », changeons les règles du jeu ?
Le printemps s'est envolé. Le printemps me manque déjà.
Tout doit-il naître pour disparaître ? Pourrons-nous un jour transmuter cette 'illusion d'absence'. Pourrons-nous un jour porter notre regard là où la mort et l'absence sont vie et présence ? Là où tout est instantanément. Comme le Petit Prince, tirer à l'envie notre chaise du côté où le printemps demeure.Mais rester attacher au printemps et à ses promesses de réalisations, n'est-ce pas refuser d'achever mon cercle, résister à la réalisation ?
Ça suffit !
Cette entrée dans l'été m'amène un parfum de nostalgie. Est-ce la fin de mes contrats, la cérémonie de la remise des diplômes terminée ? Est-ce la fin en moi de la bataille d'Adam et d'Isis ? Est-ce le sentiment d'au revoir non dit ? Tous ces scénarii connus que je répétais et que j'ai choisi de terminer ?
S'aimer, se faire confiance, accepter le changement, respirer. OUI.
Mais, même si j'en ressens l'absolue nécessité, créer, ne choisir que pour soi en faisant fi des autres est la chose la plus difficile que la vie m'ait apportée récemment. Dire adieu à toutes ces idées de créations où je plaçais l'autre en numéro un, où je préférais les seconds rôles. Il est facile d'aimer l'autre inconditionnellement mais s'aimer soi inconditionnellement !
Bien sûr il faut passer de la connaissance à l'expérience, du savoir à la vie, achever le cercle.Un devenir, une nouvelle expérience, une page vierge qui s'ouvre. OUI.
Alors, je saisis les énergies de ce solstice d'été qui porte le soleil au zénith et j'affirme : « ça suffit ! » Finis les anciens jeux de rôle, je suis le créateur. J'ose me voir telle que Je Suis. Une reine, m'a dit Kwan Yin, une princesse, une déesse.
Et nous sommes tous les rois et reines de nos royaumes, de nos vaisseaux terrestres. Nous sommes véritablement cela. Saisissons nos épées de vérité et affirmons-le haut et fort. Signons ce certificat, même virtuel, de la pleine responsabilité de nos vies. OSONS, osons être, osons tout.
Arrêter la construction du château. Prêter l'oreille à l'appel d'Adam. Réunir les opposés en moi : le masculin et le féminin, l'humain et le divin, l'enfant et l'adulte, le rêve et la réalité, le petit et le grand... Passer de la dualité au plus. Non pas fusionner, retourner au Un originel, à l'unique mais entrer dans l'expansion, le nouveau, dans l'inconnu total. Faire mes premiers pas sur un chemin blanc sur lequel dansent toutes les couleurs. Poursuivre mon chemin en sachant que Je Suis, Je Suis Tout ce que Je Suis, et Je le Suis vraiment.
Dans le dernier Shoud, Tobias a évoqué ce que je pressentais depuis quelques temps : la possibilité que nous ayons, nous aussi, 'notre Tobias' qui veut se joindre à nos vies, s'incarner pleinement sur la Terre. Est-ce ça aussi ce parfum de nostalgie que le vent de l'été naissant m'apporte ? L'apparente mort de mon moi humain, la mort de la vie telle que je l'ai toujours expérimentée.
L'humain et sa contrepartie divine qui se rencontrent véritablement dans la chair. Cela ne peut que nous conduire à l'aube d'une vie entièrement nouvelle, à une ascension ici-bas, ici et maintenant sur la Terre.
Et voici l'été, le temps de la joie, de l'exubérance, de la fête, de l'insouciance, du plaisir, de l'abandon à la caresse du soleil, de tous ces petits riens qui sont tout. Un temps pour soi, un temps de folie choisie.
Ça suffit, osons, apprêtons-nous à concrétiser les promesses du printemps.
Osons, l'aventure nouvelle qui se dessine devant nous. Parfaitement conscients que nous sommes tout à la fois l'auteur, le metteur en scène et l'acteur principal, égaux face à d'autres auteurs, metteurs en scène et acteurs principaux.
Et si 'notre Tobias' qui s'apprête à nous rejoindre nous apportait des expériences sublimes et divines.
Et si nous le créions, le paradis sur Terre.
Et si nous arrêtions, d'expérimenter la douleur et la souffrance.
Et si nous jouions à être des créateurs de plaisir.
Et si nous déclouions notre Jésus-Christ.
N'est-ce pas là où nous en sommes, à la fin de ce cercle ?
Osons assumer l'été de nos vies. Ça suffit.
Je vous souhaite un bel été plein d'ivresse et de Folie, plein de rêves devenus réalités. Je vous le souhaite très sincèrement.
Merlina
Source : http://shaumbras.over-blog.com/
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